Yoko Ogawa

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Yoko Ogawa

Messagede chieko » 17 Juin 2005 17:59

La petite pièce hexagonale, Rokukakukei no koheya de Yoko Ogawa paru au Japon en 1991 traduit du japonais par Marie Makino-Fayolle sera publié en France chez Actes Sud en 2004.

Dans les vestiaires d'une piscine la curiosité d'une jeune femme, la narratrice, est piquée par la présence de Midori, qui à première vue ne présente pas d'intêret particulier. Souffrant d'une blessure psychique elle perçoit peut-être, dans la muette tranquillité de cette femme, une possibilité pour elle d'atténuer sa douleur.

Durant tout le roman nous n'apprenons jamais le prénom de la jeune narratrice. A la recherche de son identité, elle se retrouve dans une "boîte à raconter". Mais ce lieu où elle peut s'isoler pour y effectuer une sorte d'introspection peut également la séparer définitivement des autres. Une fois encore Yoko Ogawa se penche sur la part d'ombre, la pulsion destructrice qui se trouve en chacun de nous.
Dernière édition par chieko le 20 Juil 2005 21:14, édité 1 fois.
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Re: Yoko Ogawa: La petite pièce hexagonale, 1991.

Messagede marysvati » 20 Juin 2005 8:57

chieko a écrit:Une fois encore Yoko Ogawa se penche sur la part d'ombre, la pulsion destructrice qui se trouve en chacun de nous.


c'est exactement ce qui m'a perturbée en lisant Yoko Ogawa.

j'ai lu le livre contenant "la piscine" "les abeilles" et "la grossesse" et j'en suis sortie très déstabilisée. elle a une écriture incisive, et elle est d'une précision qui vire à la limite du soutenable quand elle se penche sur notre besoin de nuire, de faire souffrir les plus faibles que nous. (la pisicne et la grossesse)

quant aux abeilles, quand j'ai refermé le livre (à la fin bien entendu, pas question de perdre un mot de ce qu'écrit Ogawa) j'ai eu l'impression de me réveiller d'un cauchemar. un truc opressant, auquel on ne comprend pas tout, qui nous entraîne vers là où on ne veut pas aller et que de toute façon on ne maîtrise pas. avec un gros soupir de soulagment donc !

je la relirai, c'est certain. mais plus tard ! il va falloir que... j'accepte cette part destructrice en moi avant d'y retourner, je pense ! :?
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Yoko Ogawa : Hotel Iris, 1996

Messagede chieko » 28 Juin 2005 14:33

Iris hotel,Hoteru Airisu de Yoko Ogawa paru au Japon en 1996, traduit du japonais par Rose-Marie Makino Fayolle et sorti en France aux éditions Babel, chez actes Sud en 2000.

Une prostituée sort avec fracas de la chambre 202. Elle reproche à son client d'être complêtement perverti. L'homme lui envoie ses affaires à la figure, sur un ton calme il s'adresse à la femme: « Tais-toi, putain. ». La scène se passe dans un hotel. Mari la jeune receptionniste en est témoin. Immédiatement impréssionnée par l'autorité qui émane de cette voix, elle sent naître en elle le désir de s'y soumettre.

Nous sommes entrainés dans une histoire d'amour insolite à la fois tendre et brutale. Les désirs des deux protagonistes se répondent et s'accordent pleinement dans la relation SM qu'ils entretiennent. Cet élément très poussé nous plonge dans une atmosphère de plus en plus trouble.
Dans ce roman nous retrouvons de nombreux aspects de l'univers que Yoko Ogawa tente de déployer au fil de ses histoires. Un univers très fétichiste et fantasmatique fait de symboles, d'éléments résonnants les uns avec les autres, de comportements compulsifs, obssessionnels. Un espace séparé dans lequel ses personnages tentent d'échapper à leurs angoisses, à leurs souffrances, à la réalité.
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