Yashushi Inoue

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Yashushi Inoue

Messagede Ujisato » 15 Avr 2004 12:39

Le Loup bleu
La biche, le bâtard et la Grande Muraille
Yasushi Inoue

Les plaines aux herbes ondoyantes des hauts plateaux de Mongolie, balayées par les vents. Sous les yourtes de peaux, les peuples nomades des steppes : Mongols, Ouïgours, Tatars..
Déchirés par les luttes fratricides, les clans violent et pillent dans une heureuse et farouche misère, à l’ombre de la Grande Muraille au-delà de laquelle s’étend le vaste et prospère royaume de Kin. A la lueur des veillées, un jeune garçon, Temujin, écoute avidement les légendes contées par son grand père, les récits de ses glorieux aïeux, les fils du Loup bleu et de la Biche blanche. Ce petit bâtard, enfant de rien, sait déjà que son destin le mènera aux confins du monde connu, qu’il fera de lui le souverain du plus vaste empire que la Terre ait porté, et que tous connaîtront le nom de Genghis, le Grand Khan des Mongols.
Hanté par la vision prophétique de ses guerriers, ceux qu’il nomme les loups, escaladant l’inexpugnable muraille pour soumettre la Chine, il n’aura de cesse de guerroyer pour unir dans sa poigne de fer les tribus des plateaux avant de les lancer à la poursuite d’une insatiable soif de conquête, plus loin que jamais auparavant, jusqu’aux rives du grand océan du Sud, jusqu’à la Perse aux richesses fabuleuses, jusqu’aux potentats de Russie, gouvernés par des princes à la peau blanche.
Sous la plume simple et magnifique de Yasushi Inoue, le lecteur revit cette fabuleuse et vaine épopée, qui livre une explication originale et émouvante à cet inextinguible désir de régner sur le monde. Il rend aussi justice à Genghis-Khan en rappelant ses talents d’administrateur hors-pairs, bienfaiteur de ses sujets mais impitoyable à l'égard de ses ennemis, peut-être mort de chagrin plutôt que de cette mystérieuse hémorragie entrée dans l’histoire. Mort aussi d’avoir compris qu’une victoire par les armes n’apporte que la domination, et qu’on peut être vaincu par la compromission et l’abandon de ses idéaux, même par ceux qu’on avait eu la vanité de croire soumis à sa propre volonté. Un beau livre à recommander aux amateurs d'épopées historiques, traversé par les rêves à la fois clairs et confus d’un homme en quête d’absolu, malheureux en amour, toujours victorieux mais à jamais seul, en forme d’hommage à ces peuples cavaliers, hommes dignes dans leur fruste sauvagerie, qui furent presque les mêmes sur tous les continents, et à travers les âges.

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Messagede Koryuu » 15 Avr 2004 19:39

Oyoooooooooooooo!
je lis tres peu de romans, merci beaucoup pour ton résumé! :)
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Messagede Oda » 16 Avr 2004 21:47

TRes bon auteur, par contre je n'est pas lu celui la.
Je dois moi aussi ecrire des articles comme le tien (tres bien fait d'ailleurs)... :wink:
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Messagede chieko » 22 Mar 2005 15:35

Le fusil de chasse titre original :猟銃 Ryoju écrit par Inoue Yasushi (井上靖) en 1948.
(Traduit par Gisèle Bernier, Sanford Goldstein et Sadamachi Yokoo aux éditions Stock).

Sous forme d'une succession de confessions écrites l'auteur nous livre le coeur de quatre personnages dont les destins sont liés. C'est un très beau récit psychologique qui met en scène des êtres solitaires prisonniers de leur humanité. "Chacun de nous abrite en lui un serpent. Il n'y a pas de quoi en avoir peur." p96


C'est un roman mélancolique,( pas dans le genre divertissant au même titre que Shirobamba (しろばんば) ou Kōsaku (続・しろばんば) qui m'ont par ailleurs beaucoup plu) où Inoué réussit à retranscrire, si c'est bien cela qu'il voulait faire, l'absurde vanité des actions humaines, jusque dans les relations amoureuses.
A lire donc.
Dernière édition par chieko le 26 Juil 2005 20:33, édité 1 fois.
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Messagede chieko » 01 Avr 2005 19:29

Encore un roman de Yasushi Inoué (井上靖), Paroi de glace 氷壁 publié au Japon pour la première fois en 1957.
(Traduit par : Corinne Atlan, édité chez Stock)

Les personnages de ce roman se débattent tels des pantins tragiques aux prises avec leur destin. Les sentiments qu'ils éprouvent ne rencontrent pas d'écho. Prisonniers des conventions, mais plus certainement de leur propre coeur ils s'agitent pour accéder à un semblant de liberté.
Cela Inoué nous le raconte avec grâce, son récit tout en retenue, son style net et dépouillé nous amènent à percevoir les émotions des protagonistes et fait ressortir la solitude à laquelle ils sont confrontés.
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