Natsume sôseki

Tout sur la littérature japonaise, la poésie et le théâtre

Modérateurs: chieko, Modérateurs

Natsume sôseki

Messagede hide » 26 Aoû 2004 22:02

qui a lu ce manifique livre, le plus connu de son auteur ?
enfin magnifique il y a mieux mais bôtchan et que livre que tt les japonnais lisent pendant leurs scolarité, c'est un pur classique datant de 106, si la mémoire ne me fait pas défaut.
Livre qui donc mérite l'attention de tte personne de ce forum car il est...inmanquable.
Image
Avatar de l’utilisateur
hide
 
Messages: 41
Inscription: 03 Juin 2004 22:49
Localisation: Annecy (74)
Sexe: Masculin

Messagede Mat » 27 Aoû 2004 0:30

Merci du conseil !
Sôseki fait effectivement partie des classiques de la littératures japonaise ... Mais il y a erreur dans la date.... vu que l'auteur est mort en 1916...
Avatar de l’utilisateur
Mat
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 327
Inscription: 13 Avr 2003 15:49
Localisation: Bordeaux
Sexe: Masculin

Messagede Al Syn » 27 Aoû 2004 12:13

Je suppose qu'un 9 s'est perdu dans l'opération donc 1906 est bien une date possible :)

Sinon merci du titre.
Avatar de l’utilisateur
Al Syn
Moyen Sushi
Moyen Sushi
 
Messages: 200
Inscription: 02 Juin 2004 20:56
Localisation: Paris
Sexe: Masculin

Messagede hide » 29 Aoû 2004 23:40

oui effectivement un 9 s'était perdu :sweat:
Avatar de l’utilisateur
hide
 
Messages: 41
Inscription: 03 Juin 2004 22:49
Localisation: Annecy (74)
Sexe: Masculin

Messagede Oda » 31 Aoû 2004 17:36

A savoir que Jirô Taniguchi en a fait une adaptation en manga (enfin plus bd japonaise que manga), exellente d'ailleurs....
Avatar de l’utilisateur
Oda
Rédacteur
Rédacteur
 
Messages: 326
Inscription: 01 Mai 2003 19:06
Localisation: Ma derniére demeure,le temple Honnoji, ou je fus trahi et vaincu...
Sexe: Masculin

Messagede hide » 01 Sep 2004 11:09

et ki s'appelle au temps de bôtchan
Avatar de l’utilisateur
hide
 
Messages: 41
Inscription: 03 Juin 2004 22:49
Localisation: Annecy (74)
Sexe: Masculin

Messagede Tamayo » 01 Sep 2004 12:15

D'accord, je note :-)
Avatar de l’utilisateur
Tamayo
Petit Sushi
Petit Sushi
 
Messages: 176
Inscription: 21 Juin 2004 17:22
Localisation: Strasbourg
Sexe: Féminin

Messagede chieko » 05 Mar 2005 19:02

Au temps de Botchan volume 1 écrit par Natsuo Sekikawa et déssiné par Jiro Taniguchi n'est pas une adaptation du Botchan de soseki natsume. Il raconte le contexte dans lequel ce roman et Je suis un chat ont été écrit. Une petite tranche de vie de Soseki et consorts très interessante.
J'ai également trouvé ce roman très divertissant, léger et rafraichissant.
Dans un style plus sérieux pour ne pas dire austère il y a du même auteur le pauvre coeur des hommes, et la porte, deux romans qui finissent par se ressembler, un peu trop peut-être, mais qui ne sont pas dénués d'interet..
Avatar de l’utilisateur
chieko
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 167
Inscription: 05 Mar 2005 14:59
Localisation: lyon
Sexe: Féminin

Messagede Baron » 05 Avr 2005 19:48

J'aime beaucoup Sôseki (ceci dit je n'ai pas encore eu le loisir de lire beaucoup d'autres auteurs Japonais...). Il me manque encore la lecture de Botchan hélas. Le pauvre coeur des hommes aussi je voudrais le lire, mais j'aimerai passer à un autre auteur ^^

Sinon pour la petite histoire je suis en train de lire Les herbes du chemin (michikusa) du même auteur. Si j'en crois la 4e de couv' c'est son dernier roman. L'histoire relativement autobiographique sauf erreur de ma part qui raconte le quotidien de la vie du narrateur et sa femme, et de comment celui-ci est boulversé par le retour de son père adoptif qu'il avait perdu de vue.
Bref je suis encore en pleine lecture. C'est pas franchement une merveille d'optimisme et niveau humour, y'a pas grand chose en commun avec Je suis un chat. Je vous en retoucherai un mot quand je l'aurai fini.

バイ
Avatar de l’utilisateur
Baron
 
Messages: 43
Inscription: 03 Avr 2005 11:07
Localisation: Lyon
Sexe: Non spécifié

Messagede Baron » 19 Avr 2005 22:02

Konbanha

Comme promis je viens donner un petit avis sur "Les herbes du chemin". Dernier roman achevé de Sôseki, et présenté comme une autobiographie, c'est aussi un bouquin furieusement pessimiste et méchamment déprimant.

On y suit la vie quotidienne de Sôseki au retour d'Angleterre, à peu près au moment où il commence à narrer les aventures de son chat. Sôseki est globalement un individu qu'on pourrait qualifier d'inapte aux relations sociales : on suit au quotidien l'incompréhension mutuelle avec son épouse, et ses relations difficiles avec ses proches (famille et belle famille). C'est dans cette période de déprime de l'auteur, avec des difficultés financières sous-jacentes, que surgit dans sa vie son père adoptif, avec lequel il avait rompu tout lien longtemps auparavent.

En chapitres de 2 ou 3 pages, avec une narration limpide, on y découvre toutes les contrariétés de l'auteur, sous forme d'autocritique justifiant ses rapports sociaux difficiles par une revue de son propre caractère. J'avais entendu dire que la rédaction de Je suis un Chat avait été comme une thérapie pour la névrose de Sôseki ; quelques 10 ans après, l'auteur revient sur cette période de sa vie et les raisons de son mal-être. On comprend aussi bien mieux la question de l'argent chez Sôseki, véritable obsession tout au long de l'oeuvre comme un leitmotiv qui sert de ciment aux liens sociaux. Enfin, Les herbes du chemin permettent de découvrir un système de relations sociales écrasantes, presques carricaturales : l'obligation de ménager son interlocuteur, de faire sa demande via une tierse personne, etc... J'aurais bien du mal à vous décrire ce système, mais on se sent opressé à la seule lecture du livre de Sôseki.
Avatar de l’utilisateur
Baron
 
Messages: 43
Inscription: 03 Avr 2005 11:07
Localisation: Lyon
Sexe: Non spécifié

Messagede chieko » 20 Avr 2005 16:21

Baron a écrit:J'avais entendu dire que la rédaction de Je suis un Chat avait été comme une thérapie pour la névrose de Sôseki

En effet, il semble que Soseki soit devenu écrivain suite à l'apparition de ses angoisses. il a écrit je suis un chat édité au Japon en 1905-1906 pour "libérer et soulager son esprit." Et c'est le succès de ce roman qui l'aurait incité à en écrire d'autres.

Dans Au temps de Botchan, volume 1 publié sous le titre Bocchan no Jidai par Futabasha Publishers Co, Ltd. en 1997, édité en France au Seuil en 2002 traduit du japonais par Sophie Refle, Natsuo Sekikawa nous explique les circonstances qui ont vu naître la névrose dont souffrait Soseki, et nous en donne une idée.

Postface p 246/247:
" Tous les jours , il allait donc faire cours en se tenant bien droit dans son costume occidental au col si haut qu'il ne pouvait pas tourner la tête, le visage barré d'une moustache à la mode de l'empereur allemand. Comme en Angleterre, il continuait à souffrir du sentiment que quelqu'un l'observait. Sa névrose se manifestait effectivement par l'illusion qu'on l'épiait. On peut rechercher l'origine de sa maladie dans son enfance mais les symptômes en étaient apparus en Angleterre. Là-bas, il avait sans cesse été habité par l'angoisse d'être observé.

Les constructions européennes en pierre sont froides et imposantes leur structures rend impossibles les larges fenêtres. Celles-ci sont avant tout utilisées pour regarder dehors. Les japonais, même en parfaite santé échappaient difficilement au sentiment que des yeux brillants les guettaient de l'autre côté des petites ouvertures sombres. Les gens de Meiji qui séjournaient en Europe, surtout les intellectuels souvent sensibles et nerveux comme Soseki, avaient du mal à s'accoutumer à l'Europe. Dans son cas, il ne s'agissait plus d'angoisse mais de panique. Et lorsqu'il se retrouvait seul dans une pièce aux quatre murs de pierres il ressentait un isolement insupportable. Replié sur lui-même avec l'impression que son âme était entièrement dénudée, il lui semblait que ses nerfs enflammés étaient rouges et enflés."
Avatar de l’utilisateur
chieko
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 167
Inscription: 05 Mar 2005 14:59
Localisation: lyon
Sexe: Féminin

Messagede marysvati » 13 Juin 2005 21:10

Sôseki ! cet homme me fascine...

j'avais adoré "Oreiller d'herbes" - tous les doutes et l'ironie du créateur. et cette expression Oreiller d'herbes pour dire qu'on est en voyage...

un qui m'avait vraiment laissé sur ma fin, c'est Clair Obscur ! je l'avais acheté comme tout mes Sôseki (c'est à dire comme une vraie gourmandise). je lisais, je lisais... le nombre de pages s'amenuisait et l'histoire ne s'acheminait vraiment pas vers une fin.
et pour cause : dernier récit de Sôseki, certes, mais laissé inachevé !! :roll:

juste après "Oreiller d'herbes" mon préféré est "je suis un chat". on a l'impression de vivre avec Sôseki. et toujours pareil, son auto dérision qui le rend tellement attachant et tellement humain.
Avatar de l’utilisateur
marysvati
 
Messages: 10
Inscription: 13 Juin 2005 18:22
Localisation: Marseille
Sexe: Féminin

Messagede marysvati » 15 Juin 2005 22:49

Oreiller d'herbes
je viens vous mettre des extraits de ce livre magnifique... au fur et à mesure de ma lecture. en espérant vous donner envie de plonger dedans !

-----------

Ce qui débarasse tout ennui de ce monde, où il est difficile de vivre, et projette sous nos yeux un monde de grâce, c'est la poésie, c'est la peinture. Ou encore, c'est la musique et la sculpture. Pour être exact, il ne s'agit pas de projetter le monde. Il suffit d'y poser son regard directement, c'est là que naît la poésie et c'est là que le chant s'élève. Même si l'idée n'est pas couchée par écrit, le son du cristal résonne dans le coeur. Même si la peinture n'est pas étalée sur la toile, l'éclat des couleurs se reflète dans le regard intérieur.
Avatar de l’utilisateur
marysvati
 
Messages: 10
Inscription: 13 Juin 2005 18:22
Localisation: Marseille
Sexe: Féminin

Messagede marysvati » 20 Juin 2005 19:41

Il suffirait de considérer ce moi trempé jusqu'aux os, qui affronte la grisaille infinie piquée de pointes d'argent comme une silhouette qui ne serait pas moi, pour faire un poème qu'on lirait comme un haïku. C'est lorsque j'aurai oublié le moi présent et que j'aurai un regard purement objectif qu'enfin devenu figure picturale j'entrerai en parfaite harmonie avec le paysage naturel. A l'instant où je me soucierai de la pluie et me préoccuperai de la fatigue de mes jambes, je cesserai d'être le personnage d'un poème où la figure d'un tableau. Je ne serai plus qu'un citadin mal dégrossi. Mes yeux ne verront plus le déplacement des nuées et des brouillards. Mon corps ne sera plus sensible à la chute des pétales ni au chant des oiseaux. Et puis je comprendrai moins bien la beauté de ce moi qui s'aventure tout seul dans les montagnes du printemps avec mélancolie. J'ai commencé par marcher en baissant mon chapeau. Ensuite, j'ai avancé en fixant mon regard sur mes pieds. Enfin, j'avais une
démarche craintive, le dos rond et les bras croisés. La pluie agitait autour de moi les arbres à perte de vue et menaçait le voyageur solitaire de tous côtés. Je suis allé un peu trop loin dans l'impassibilité.
Avatar de l’utilisateur
marysvati
 
Messages: 10
Inscription: 13 Juin 2005 18:22
Localisation: Marseille
Sexe: Féminin

Messagede sophora » 21 Juin 2005 22:20

Je trouve le concept de citer des passages d'un livre est une tres bonne idee!
Personnellement les premiers livre que j'ai lu etaient de cet auteur et j'avais apprecie. Je me pencherais certainement sur celui ci une fois ma pile de livres a lire aura diminue.
sophora
Apprenti Sushi
Apprenti Sushi
 
Messages: 78
Inscription: 05 Nov 2004 20:52
Sexe: Non spécifié

Suivante

Retourner vers Littérature

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

cron