de ChozLa » 25 Oct 2005 23:49
Bien que j'étais de ceux qui ont posé des questions sur ces particules, je peux maintenant dire que je les ai comprises.
Hajimemashou! Donc, 2 problèmes en vue. Le premier que j'avais c'était que je croyais comprendre HA et ne pas comprendre GA. Et bien c'était l'inverse. Si on les définie, ces paticules sont:
HA : thème (combien de fois l'avez vous dit!!!)
GA : sujet et sujet d'emphase
GA égal TOJOURS le sujet. Vous ne pouvez pas vous trompez sur ça. HA est le thème. Mais qu'est-ce que c'est que ce thème de m***e? Et bien c'est simple! Ça annonce de quoi on veux parler. La chose que je n'avais pas comprise en premier lieu, c'est que HA N'INDIQUE AUCUNEMENT LA RELATION PAR RAPPORT AU PRÉDICAT (verbe, adjectif). Donc, lorsque l'on utilise HA, on se trouve à laisser à l'interlocuteur le travail de faire les liens entre HA et le reste de la phrase. Qu'est-ce que ça veut dire?
Exemple : watashi ha kutsu wo katta --> j'ai acheté des chaussures.
La véritable traduction serait : "je parle de moi, acheté des chaussures". Bien que cela ne se dit pas en français, ça se dit en japonais. En utilisant HA, on retourne l'attention sur l'élément qu'il lui est accolé, dans ce cas, moi. Si alors j'ajoute "kutsu wo katta", l'interlocuteur doit faire le lien lui-même entre l'élément avec HA et le reste de la phrase. Dans cette phrase, QUI a acheté les souliers? C'est MOI, donc MOI est le sujet. Alors HA annonce que je vais parler de moi et le fait que MOI soit le sujet doit être déduit de l'interlocuteur.
En passant, l'élément avec HA s'appelle le THÈME et le reste de la phrase s'appelle le RHÈME.
Donc, le thème apporte ce dont on veut parler et le rhème, le commentaire que l'on apporte en lien avec le thème.
Ce qui va peut-être vous allumer, c'est que HA se trouve à annoncer n'imorte quoi, donc, il peut aussi annoncer un élément qui joue le rôle d'autres compléments que le sujet, il peut annoncer par exemple le compément d'objet direct. Exemple:
(je parle avec mes amis et on parle de course à pied et au travers on a parlé de souliers)
kutsu ha kinou katta --> en parlant de souliers, hier, j'en ai acheté.
Donc, je ramène le thème vers les souliers (je parle de souliers) et j'ajoute "hier, acheté", donc, le lien du complément d'objet direct n'est pas apparant, mais si je dis que je parle de souliers et que je dis "katta", c'est sur que j'ai acheté DES SOULIERS et non pas une brosse à dents, vous comprenez?
Pour la particule GA, le principal problème que l'on trouve c'est que certains gens pense qu'elle n'annonce pas toujours le sujet, mais parfois le complément d'objet direct. Prenons 2 cas:
nihon ga suki da --> (j)'aime le Japon
nihongo ga wakaru --> (je) comprends le japonais
Dans le premier cas, Suki da (aimer) est un ADJECTIF QUALIFICATIF. Donc, ce qui à la qualité est le sujet. Ça se traduirait plus par "le Japon est aimé (de moi)". Ce cas est facile à comprendre (je crois).
Pour le second, c'est que certains verbes en japonais sont construis d'un point de vue différent du français. Wakaru ne signifie pas "comprendre" mais "être compris". Donc qu'est-ce qui est compris -> le japonais (sujet).
Comment alors spécifier la personne qui détient cet amour du Japon et cette compréhension du Japonais? Il y a 2 moyens principaux : annoncer le thème avec HA ou spécfier la location (figurée)avec NI.
En utilisant ha:
watashi ha nihon ga suki da --> j'aime le Japon
watashi ha nihongo ga wakaru --> je comprends le japonais
Je dis alors que je vais parler de moi ensuite, j'annonce ce que j'ai à dire sur moi : "aimer le Japon" et "comprendre le Japonais". L'interlocuteur fait le lien avec moi, il comprends alors que c'est moi qui aime le Japon et qui comprends le japonais.
Avec ni:
watashi ni nihon ga suki da --> j'aime le Japon
watashi ni nihongo ga wakaru --> je comprends le japonais
Les phrases se traduiraient plus par "le Japon est aimé DE MOI" et "le japonais est compréhensible PAR MOI". Syntaxiquement parlant, c'est que l'on indique où est-ce que se situe "l'amour du Japon" pour le 1er et "le japonais qui est compréhensible". Ils se situe dans "MOI". Même chose pour les verbes IRU et ARU. Exemples:
watashi ni futari imouto ga iru --> j'ai deux petites soeurs (deux petites soeurs sont à moi)
watashi ni kuruma ga aru --> j'ai une voiture (une voiture existe à moi (ou pour moi))
Cas de GA d'emphase:
Si je dis "watashi ha aruku" --> je marche, on sait que "watashi" est le thème et qu'en créant les liens, il se trouve a être le sujet. Donc, si l'on met GA à place, qu'est-ce que ça fait?
watashi ga aruku : c'est MOI qui marche.
Celà annonce l'emphase sur MOI. Donc, GA annonce ici une chose inconnue du contexte. Si en français je dis "c'est moi qui marche" c'est parce que quelqu'un a dû dire "qui est-ce qui marche?" ou quelqu'un chose du genre. Alors, l'information que l'on cherche à combler, c'est le sujet. Dans ce cas, on utilise GA. Alors les phrases suivantes sont équivalentes:
watashi ga aruku : c'est MOI qui marche.
aruku no ha watashi da : celui qui marche, c'est moi.
Qu'est-ce qui se passe si on veut annoncer toute la phrase au complet? Si je marche avec quelqu'un et que je vois un avion je ne peux pas dire "hikouki ha tonde iru" (l'avion vole) parce que HA annonce un thème qui est connu du locuteur et de l'interlocuteur. Dans ce cas, tous les éléments sont nouveau dans le contexte, l'interlocuteur ne se demande pas qu'est-ce qui vole, il ne sait même pas que quelque chose est en train de voler. Donc on dit tout simplement:
hikouki ga tonde iru --> un avion vole
Dans ce cas, ga annonce l'avion inconnue du contexte et qu'elle vole (aussi inconnu du contexte). Dans ce cas en français, GA se trouve a se traduire par l'article indéfini UN.
Mais je suis en feu aujourd'hui! S'il y a des points qui ne sont pas clair (et je crois qu'il y en a) dites le moi.