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Titre Orig. Ame Agaru
Pays JAPON
Année 1999
Réalisateur Takashi Koizumi
Acteurs princ. Shiro Mifune
Yoshiko Miyazaki
Akira Terao
Mieko Harade
Style Fiction médiévale/Samourai
Synopsis
Japon, époque Kyôhô. Thei, un samouraï sans maître (Ronin) qui excelle dans l'art du combat, voyage avec sa femme Tayo.
Malgré ses talents de combattant des divergeances avec les différents seigneurs qu'il a servi ne lui ont jamais permis de rester à leur service bien longtemps.
Des pluie torrentielles l'obligent à séjourner lui et sa femme dans une auberge bien modeste, mais trés chaleureuse. N'étant pas riche lui-même il aide pourtant ces pauvres gens en exécutant ce qui est une honte pour tout samourai..des combats privés pour de l'argent.
Un jour, alors qu'il s'interpose lors d'un duel, il a matière à démontrer son art et le maître du domaine Shigeaki, l'ayant observé, lui propose de devenir le maître d'armes de son fief. Au cours d'une démonstration, Thei frappe par inadvertance son seigneur. Il décide de partir.
Durée 1h32 env.
D'APRES LE DERNIER SCRIPT D'AKIRA KUROSAWA, DECEDE EN SEPTEMBRE 1998.
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Mon avis Notation
C'est un bien bel hommage à AKIRA KUROSAWA et je pense que s'il avait encore vécu, il n'aurait pas renié ce film, tant il respecte son style.
En effet, AME AGARU est un film de samourai (cher au coeur de Kurosawa) avec ce savant mélange entre légèreté des images et profondeur de sentiments.
On aurait pû appeler le héros, "RONIN des BOIS"
tant ses principes s'approchent de ceux du héros de la forêt de Sherwood. A savoir aprécier le pauvre pour ce qu'il est et l'aider, même aux dépends de son propre statut.
Je ne ferais qu'un reproche... c'est le choix que font beaucoup de réalisateurs japonais dernièrement...A savoir le choix d'acteurs connus pour leurs films, aux dépends de la qualité des scènes de combat...mais sachant que le combat n'est pas la composante principale du film, on l'excuse (-1 quand même).
Par contre les acteurs sont grandioses.. Thei et Tayo forment un couple magnifique pouvant chacun à leur manière exprimer un vaste panel de sentiments rien que par leurs visages... Sourire sublime de Tayo à l'encontre de son mari, regard compatisant de Thei vis à vis des démunis. Le maitre du fief, s'il n'avait pas la carrure nécessaire (ce qu'il a) il imposerait ne serait-ce que par sa voix...
Malgré l'univers intime du film...auberge, chateau essentiellement, les images sont magnifiques et souvent sont elles mêmes acteurs de l'intrigue. Voyez les captures d'écran ci-dessous.
Les son, minimaliste en paroles, distille juste le fonds musical nécessaire..une musique attachante et en total respect avec le film.
En plus ,ce film a une (voire plusieurs) morale(s). mais on ne l'assène pas lors des derniers plans (procédé trop commun). Non, la morale se construit doucement, et s'impose d'elle même au spectateur sans qu'elle ne soit clairement exprimée.
Nous sommes en présence d'un grand, trés grand "petit film"...avec cette beauté du minimalisme, il renoue avec le film japonais de samourai d'antan...du grand art, chapeau bas.


